Plaisance. Vers une optimisation des places ?

30 novembre 2013

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Dans le cadre du futur port de plaisance Treffiagat Le Guilvinec, une réflexion s'engage sur l'optimisation des places. Une étude présentée par Adrien Sanquer du bureau SCE, hier au Guilvinec, propose des solutions à mettre en place.


« Il est possible de rationaliser les emplacements de plaisance avec un nouveau système de gestion », insiste Adrien Sanquer du bureau d'études SCE. Associations, gestionnaires et plaisanciers étaient réunis, hier, à l'Abri Marin, au Guilvinec, pour la présentation de l'étude sur la mise en place d'une gestion dynamique des places dans le futur port de plaisance de Treffiagat Le Guilvinec.

 

« Ce projet est l'occasion de réfléchir à la saturation des emplacements, problème récurrent, souligne Adrien Sanquer, d'autant que c'est un bassin de navigation très recherché. »

Une gestion dynamique

Prendre en compte la saisonnalité et la forte période d'occupation entre avril et octobre, supprimer les emplacements dédiés et jouer sur la complémentarité entre les places sur le ponton, à terre ou en mouillage, enfin établir des tarifs qui prennent en compte l'usage du bateau. Telles sont les conditions idéales pour mettre en pratique « la gestion dynamique des places.

 

L'enjeu est alors de travailler sur le turn-over lié aux usages des plaisanciers.» Un sujet qui peut s'avérer sensible concède le chargé d'étude : « Certains plaisanciers sont attachés à leur place, même s'ils sortent peu en mer. Côté gestionnaire, ça peut être plus commode de laisser saturer plutôt que de chercher des solutions. »


« Mieux consommer le littoral »

Via un système de bonus malus, les « mauvais » plaisanciers seraient pénalisés et les « bons » récompensés, autrement dit ceux qui naviguent beaucoup ou ceux qui ont un usage modéré de leur bateau mais préviennent de leur sortie en mer. Le tout afin de « mieux consommer le littoral. Un exemple : je n'utilise ma place de parking que le soir, en rentrant du travail. Résultat, elle est vide la journée, or elle pourrait servir à un autre automobiliste. C'est le même principe », note Adrien Sanquer.

 

En pratique, une vingtaine de places à flot pourrait être libérée en haute saison. « Mais ce ne sont là que des pistes de réflexion, conclut-il, rien ne sera entrepris sans consulter tous les acteurs concernés. »

  • Marie Poher
Le Telegramme

Profession SKIPPER: 2500€/mois

 

Témoignage dans Rue89